L’autonomie des universités c’est :
1) Accélérer le désengagement financier de l’Etat dans l’enseignement supérieur
Le principal danger de la loi sur l’autonomie est le désengagement de l’Etat dans l’enseignement
supérieur. En favorisant la création de fondations prives, l’objectif du gouvernement est de pousser chaque université à trouver des financements extérieurs. A partir du moment où ceux
qui financent l’université sont soumis à des intérêts privés plutôt qu’à l’intérêt collectif, c’est les étudiants qui paient les pots cassés. Seul un engagement massif de l’Etat dans les
universités peut garantir à chacun la possibilité d’accéder à l’enseignement supérieur et d’y réussir.
uContre la loi sur l’autonomie, nous
exigeons une loi de programmation budgétaire pluriannuelle garantissant 1 milliard d’euros d’augmentation
par an du budget des universités attribué par l’Etat.
2) Mettre en concurrence les universités
Le gouvernement refuse d’assumer ses responsabilités. En laissant à chaque université une autonomie budgétaire et pédagogique
grandissante, l’Etat fait le choix de voir s’accélérer les inégalités entre les établissements et entre les étudiants. L’UNEF refuse cet état de fait. Il est possible de garantir une égalité
entre les diplômes et entre les étudiants.
uNous revendiquons
un cadrage national des diplômes garantissant des diplômes nationaux et l’égalité des étudiants sur le territoire à travers des
intitulés de diplômes nationaux et des modalités de contrôle des connaissances identiques (compensation annuelle, rattrapages…)
3) Accentuer les inégalités dans l’enseignement supérieur
L’UNEF a obtenu que la loi n’instaure ni sélection, ni augmentation des droits d’inscriptions. Cependant, à travers
l’orientation active les étudiants craignent une procédure brutale de régulation des flux. Surtout, la loi n’apporte aucune réponse à l’échec massif des étudiants en 1ère année et à la
précarité des étudiants, faisant de l’objectif de 50% d’une classe d’âge au bac un slogan plus qu’une réalité.
uLe gouvernement doit
donc supprimer le dispositif d’orientation active, mettre en place d’un plan pluriannuel pour la réussite en
licence et adopter une loi d’orientation sur l’aide sociale pour sortir les étudiants de la précarité en augmentant le montant des bourses et le nombre de
boursiers.
LE MARDI 20 NOVEMBRE, RDV à 9H au JARDIN de l’ÉTAT